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Le blog de la CFE CGC d'ASN
Articles récents

Quelle reconnaissance pour les salariés d’ASN en travail de nuit pendant cette période COVID ?

16 Décembre 2020 , Rédigé par CFE CGC ASN Villarceaux

Tract Intersyndical

La crise sanitaire mondiale a rendu difficile les déplacements pour réaliser les opérations d’installation sur site des équipements. Pour palier en partie à ces difficultés et pour répondre aux demandes des clients, plusieurs campagnes d’installation et en particulier d’upgrade à distance ont pu être réalisées, en tenant compte des décalages horaires avec les pays concernés et ont donc été effectués de nuit ou en horaire décalé.

Quelle reconnaissance pour les salariés d’ASN en travail de nuit pendant cette période COVID ?

Les salariés des équipes d’installation ainsi que des formateurs ont accepté de décaler leurs horaires ou de travailler au milieu de la nuit pour répondre à ces demandes. Mais ces conditions de travail, qui se retrouvent de manière répétée, et pourraient être amenées à durer, doivent être encadrées.

 

La direction des projets a donc présenté en septembre aux élus du CSE un projet d’encadrement du « travail de nuit et en horaires décales exceptionnel ». Ce projet prévoit quelles sont les plages horaires concernées ainsi que les temps de repos et de récupération. Les salariés concernés doivent être volontaires (sic). Enfin les compensations en termes de rémunération ont été présentées.

C’est sur ce dernier point que nous avons été surpris et choqués par les sommes proposées. Par la faible reconnaissance qu’elle signifiait pour les équipes concernées : 25€ pour une nuit de travail de 5 heures ou 40€ pour 8 heures. Pour les élus, c’est un fossé qui sépare cette proposition de ce qui se pratique dans d’autres équipes d’ASN où la compensation pour une nuit pourra s’élever à 170 € pour 8 heures de travail, ou chez nos voisins de Nokia Paris Saclay où elle s’élève à 130 ou 150 € par nuit.

La direction des projets nous oppose que les travaux et les conditions n’auraient rien à voir avec celles pratiquées dans les autres services. Nous pensons que bien au contraire, ils sont très proches sur le plan technique et opérationnel avec le besoin de concentration en pleine nuit et les contraintes qu’ils imposent sur la vie privée. En quoi des différences minimes qui peuvent exister entre deux services qui effectuent des travaux de nuit justifieraient un rapport de 1 à 4 dans les niveaux de compensation de salaire proposés ?


Pour nous, élus et représentants des salariés, les compensations de salaires sont de très loin insuffisantes au regard des efforts et de la pénibilité que représente des nuits entières de travail. Et de telles différences de traitement pour un travail équivalent ne sont pas acceptables, elles créent un sentiment d’injustice et démobilisent. Le fait que ce travail doit s’effectuer en volontariat ne change rien au sujet car on sait bien que des salariés refusant ce travail prendraient des risques pour la suite auprès de leur hiérarchie.

Quelle reconnaissance pour les salariés d’ASN en travail de nuit pendant cette période COVID ?

Nous avons donc demandé à la direction des projets et aux ressources humaines de réexaminer leur proposition. Nous avons proposé le 18 Novembre de l’aligner sur ce qui se pratique dans les services voisins d’ASN ou de Nokia, chiffres à l’appui. Cette proposition des élus du CSE est depuis restée sans réponse.

Mais au-delà de cette question, nombreux sont les services aujourd’hui où les salariés sont amenés à faire de plus en plus d’heures  en dehors des plages habituelles et sans contrôle.  Cette situation exceptionnelle ne doit pas s’installer dans l’habitude, et certainement pas sans reconnaissance et sans compensation.

La direction d’ASN a choisi d’investir des millions d’Euros pour assurer l’avenir et la réalisation de nos contrats, mais elle ne doit pas oublier les salariés qui, au bout de la chaîne vont assurer les dernières actions d’installation et de mise au point, et débloquer des millions d’Euros de paiement. Pas besoin de « challenge » pour ça, la direction doit montrer clairement plus de considération pour ses salariés, en commençant par revoir sa copie sur le travail de nuit et en horaires décalés. L’entreprise comme ses salariés auront tous à y gagner.

                                                                                   

Quelle reconnaissance pour les salariés d’ASN en travail de nuit pendant cette période COVID ?
Quelle reconnaissance pour les salariés d’ASN en travail de nuit pendant cette période COVID ?Quelle reconnaissance pour les salariés d’ASN en travail de nuit pendant cette période COVID ?
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Ce ne sera donc pas Marcoussis …

16 Décembre 2020 , Rédigé par CFE CGC ASN Villarceaux

 
 

La Petite Gazette du Déménagement No # 1

Le feuilleton du déménagement vient à peine de démarrer et déjà nous voyons que les infos tomberont au compte-goutte au fur et à mesure de ce que la direction voudra bien nous les donner. Il est donc important que les informations qui parviennent soient efficacement passées vers les salariés au fur et à mesure qu’elles arrivent. C’est pourquoi nous vous proposons un nouveau type de lettre d’information. Elle s’appellera La Petite Gazette du déménagement et traitera bien entendu de ce sujet. La périodicité variera en fonction du flux d’informations reçues. La newsletter continuera bien sûr pour le reste des autres sujets.

En effet il a fallu attendre le CSE du 12 Novembre pour avoir accès au cahier des charges du déménagement alors que la nouvelle du déménagement est connue depuis mi-septembre voire avant. La direction est très prudente et semble même s’étonner de l’agitation créée par cette annonce de déménagement auprès des élus et en même temps elle nous dit que trouver le site adéquate sera difficile (donc possiblement éloigné de Vx). A la CFE-CGC, nous trouvons normal que des salariés qui craignent à terme de galérer 4 heures par jours dans les transports s’inquiètent de ce qui se trame.

Sans divulguer les secrets de ce cahier des charges, nous pouvons dire que la direction a prévu de conserver grosso modo les mêmes surfaces de bureau et de plateforme tout en souhaitant agrandir un peu le stockage et les espaces de réunion. Cela veut dire que le flexoffice (bureaux partagés) n’est pour le moment pas envisagé. Mais si le seul site disponible ne contient pas assez de surface de bureau, et que le télétravail se généralise et s’étend, la question se posera à nouveau.

Sans même parler de coût, le temps manque pour construire de nouveaux bâtiments car il faudra être parti d’ici moins de 2 ans. Il faudra donc un site ayant à disposition de suite la fois des surfaces de bureau, de plateforme, de labo chimie et de bâtiment lourd. Et pas trop ancien si possible ! Autant dire que la quête sera difficile et longue … Ainsi le site de Marcoussis avec ses quelques bâtiments anciens et trop exiguës ne constitue pas une solution pour la direction qui ne veut pas construire de nouveaux bâtiments. En effet, les surfaces de salles blanches y sont trop faibles et celles de bureau encore plus limitées.

Pour le moment, la direction est plutôt partie sur une configuration en open space mais cela pourra se moduler en fonction des cloisons qui pourront être ajoutées in fine nous assure-t-on mais quid de l’insonorisation ? De manière générale, si ce cahier des charges contient tous les souhaits de la direction pour le nouveau site, le risque est que la direction ne trouve pas le site parfait et qu’il faudra laisser de côté certaines demandes. A la CFE-CGC nous pensons que les élus ont leur mot à dire au préalable sur le choix des différents sites qui pourraient être retenus, au vue des conséquences pour les salariés.

Nous rappelons ci-dessous les demandes de la CFE-CGC déjà exprimées et qui restent plus que d’actualité. Nous avons ajouté à celles-ci la demande d’une analyse de la mise en place d’une offre de séjour court à proximité du nouveau site et qui serait utilisée en complément des jours de télétravail par les salariés les plus éloignés.

La CFE-CGC demande que des aménagements soit apportées à tout éloignement :

  • 3 jours de télétravail par semaine pour les salariés qui auront plus de ¾ d’heure de trajet, et deux jours pour les autres salariés.
  • Une commission de revoyure devra être créée pour les salariés dont les managers refuseront le nombre de jours de télétravail requis.
  • Ouverture de négociation d’un accord portant sur une prime d’éloignement et à l’indemnisation des frais de déménagement éventuels des salariés cherchant à se rapprocher de leur nouveau lieu de travail.
  • Analyse de la mise en place d’une offre de séjour court à proximité du nouveau site utilisée en complément du télétravail par les salariés les plus éloignés du nouveau site.
  • Un service de navettes confortables et rayonnant tout autour du nouveau site
  • La mise en place de chèques restaurant pour subventionner aussi les repas des jours telétravaillés et aussi parce que de nombreux salariés ne fréquentent plus le restaurant d’entreprise.
  • Une vaste zone d’échanges où les salariés pourront se relaxer avec une zone dédiée équipée en fours micro-onde pour réchauffer des plats.
  • Des vestiaires (H/F) pour que les salariés pratiquant le sport le midi puissent se changer et disposer de douches.
  • Que les instances représentatives du personnel et les organisations syndicales disposent de bureaux insonorisés et fermant à clef dans le même bâtiment que les salariés.

 

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En période de Covid, la direction reste très active sur le plan social …

15 Octobre 2020 , Rédigé par CFE CGC ASN Villarceaux

La plupart d’entre vous a reçu sa maigre augmentation, résultat de négociations qui se sont déroulées sur plusieurs semaines en visio. Malgré le confinement en mars dernier et les mesures prises depuis, la direction a continué les cycles de négociations sur différents sujets. Il nous apparait pourtant important de revenir sur ce qui se passe depuis quelques mois.

Pourquoi la CFE-CGC décide de vous écrire maintenant et non auparavant ? Nous ne voulions pas semer le trouble par une communication incomplète. Nous étions en train de travailler ce sujet difficile, les mesures à prendre au sujet de la Covid, au côté des autres organisations syndicales (OS) et de la direction. Nous avons préféré la discrétion et le dialogue direct de salarié à salarié. Vos représentants CFE-CGC sont restés actifs dans un grand nombre de réunions, points, négociation, CSE ou CSE-C. Plusieurs tracts à venir vous en informeront.

 

COVID

Rarement depuis de nombreuses années, nous avons autant travaillé étroitement avec les représentants de la direction et des autres organisations syndicales, en discutant chaque semaine sur ce qu’il fallait faire et communiquer : Comment organiser le travail pendant le confinement, comment préparer le retour sur site en assurant des conditions de sécurité maximales, les aspects légaux, l’indemnisation, les conditions de travail, les horaires etc…. Les représentants du personnel ont toujours été écoutés et souvent entendus.

A Calais, l’usine a redémarré depuis mai tandis que sur Nozay les salariés sont revenus sur site à partir de septembre. Les mesures prises ont permis le fonctionnement quasi normal de ces sites. Il n’y a pas eu à ce jour de transmission avérée sur les sites. Les cas de covid suspectés ont été gérés par les services HSE et médicaux.

Ces redémarrages sont globalement des succès, même s’il reste quelques points à traiter et qu’une seconde vague est en cours.

La CFE-CGC retiendra de cette période de covid que les organisations syndicales ont montré leur efficacité à travailler aux côtés de la direction, face à une situation inédite.

Nous retiendrons aussi que de certains managers nous expliquaient encore il y a 8 mois que le télétravail était incompatible avec leur activité, et pas plus d’une journée par semaine pour les autres. Les managers n’ont pas tous un recul nécessaire pour prendre ce type de décision. Il ne faut plus les laisser seuls à décider sans éléments objectifs et factuels (ce qui est inscrit d’ailleurs dans les textes de loi).

 

NAO

Les négociations annuelles obligatoires (NAO) ont démarré cet été et se sont terminées en septembre pour une mise en application tardive décidée par le groupe Nokia fin octobre et de manière non-rétroactive. Le taux global en France fixé par Nokia et non négociable par ASN a été de 1,57%.  Nous avons donc pris acte dès le début que le montant était fixe et ne serait pas revu. Nous avons élaboré des propositions en tenant compte de ce paramètre sans nous ‘égarer’ dans de demandes qui n’auraient pas été écoutées. Toutes nos demandes complémentaires sous forme de primes ou de sécurisation du bonus de prime ont été rejetées sans discussion.

Pour les non-cadres, il a été accordé un talon de 40E, une augmentation individuelle de 10e (soit au total 50e) pour 30% des salariés et une augmentation promotionnelle de 20e pour 10% des salariés, ainsi qu’un large panel de primes diverses.

Pour les cadres : Pour tenir dans le budget des non-cadres et sur proposition de toutes les organisations syndicales (cadres compris), le montant attribué a été ramené de 1,57% à 1,43%. En échange, la CFE-CGC (quasiment seule face à la direction) a négocié une augmentation minimum de 0,6% ou 40e (le plus favorable). L’objectif étant de limiter l’effet ‘à la tête du client’ tout en laissant une marge de manœuvre pour les augmentations individuelles des cadres.

 

Politique sociale

 

La direction a continué à avancer sur différents sujets qui lui tiennent à cœur ou obligatoires par la loi. Au printemps a été signé un nouvel accord de CET (Compte Epargne Temps). La négociation a débuté en février et s’est poursuivie malgré le confinement. Au-delà de la possibilité offerte par la loi de reverser les jours de CET vers le PERCOL, le point qui nous semblait intéressant était la possibilité de monétiser les jours accumulés sur le CET. Ce qui aurait permis aussi à la direction de diminuer les provisions correspondantes (les fonds correspondants ne sont pas pour autant bloqués). Hélas, les consignes venues d’en haut qui président aux positions des organisations syndicales autres que la CFE-CGC ont forcé la direction à retirer ce point si elle voulait une majorité pour signer l’accord. Et tant pis pour les salariés qui auraient aimé avoir un peu de trésorerie en cette période difficile, de surcroît avec des augmentations très limitées. Nous le regrettons.

Négociation sur le Droit Syndical

En parallèle aux NAO, se sont tenus d’autres négociations syndicales ayant pour but de mettre des moyens en adéquations avec la loi. A l’heure ou le confinement a poussé à l’extrême la numérisation de la société, les accords avec la direction en étaient encore aux tracts papier et aux tableaux d’affichage.

La CFE-CGC n’a pas attendu ce dépoussiérage de l’action et des moyens syndicaux voulus dans cette négociation et avait depuis longtemps mis en place sa propre mailing list et site internet (blog). Pour la CFE-CGC cela a été le moment de rappeler la direction à ses obligations légales de fournir aux OS un local syndical équipé ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.

La CFE-CGC a pris note que les autres OS ont maintenant pris à leur compte cette demande et que la direction nous a promis d’y répondre dans le cadre de locaux futurs. Pour le court terme, la direction proposera peut-être une page intranet ou un share-point mais c’est aussi d’un financement des OS dont il faudra parler si l’on souhaite qu’ils puissent avoir une action plus visible pour les salariés.

Mise à jour du Règlement Intérieur

Durant le mois de septembre, la direction a souhaité mettre à jour le règlement intérieur. Le but annoncé était de mettre à jour les règles en période de pandémie, ce qui nous paraissait louable au départ. La direction a aussi décidé d’y ajouter deux autres points, que ce soit pour le site de Nozay ou celui de Calais.

Le premier concerne la mise en vigueur de la charte informatique dans le règlement intérieur. Cela nous parait dangereux car le non-respect du règlement intérieur peut entrainer des sanctions ‘pouvant mener au licenciement’ du salarié. Une charte informatique est plutôt une liste de bons comportements à suivre en acceptant le droit à l’erreur du salarié. Le règlement intérieur est plus coercitif et ne peux se référer à des chartes ou notes de services sans qu’elles soient identifiées précisément dans le règlement intérieur. Cela nous parait dangereux et ouvrant la porte à tout un autre champ de motif de pénalisation du salarié.

Le second point concerne la mise à jour de la politique alcool et drogue. La loi et le règlement intérieur étaient déjà suffisamment explicites sur le sujet alors pourquoi rajouter noir sur blanc que les pots sont maintenant interdits chez ASN et qu’il y aura des contrôles d’alcoolémie possible sur le site !

Pour la CFE-CGC un salarié ayant une addiction à l’alcool ou tout autre drogue doit être accompagné afin qu’il accepte de suivre un traitement et non pourchassé pour être pénalisé.

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Prime exceptionnelle

13 Décembre 2018 , Rédigé par CFE CGC ASN Villarceaux

La CFE-CGC se réjouit de la prime exceptionnelle annoncée par la direction dans sa communication de mardi dernier. La direction y souligne l’implication et l’importance de ses salariés.

 

Elle a d’ailleurs négocié auprès de Nokia une prime pour récompenser l’engagement et la loyauté des salariés. 

 

La CFE-CGC rappelle que la situation actuelle de l’entreprise est complexe. Les défis sont nombreux : beaucoup de projets, des nouvelles technologies, une charge importante à venir, un marché difficile….

 

Face à ces enjeux et pour relever ces défis il est indispensable que la direction continue à montrer une reconnaissance et une considération de ses salariés.

Dans ce contexte la CFE-CGC tient à réaffirmer que le rôle des ingénieurs et cadres est essentiel.

 

Suite aux très récentes annonces du président Macron à propos de primes défiscalisées et exonérées de charges sociales et patronales, la CFE-CGC négociera avec la direction des possibilités d’application lorsque les textes officiels seront émis.

 

La CFE-CGC reste à l’écoute de vos idées, suggestions et inquiétude

 

 

N’hésitez pas à nous contacter

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Vente : Sortir de l’impasse et assurer un avenir à ASN

30 Novembre 2018 , Rédigé par CFE CGC ASN Villarceaux

Le long chemin de la mise en vente d’ASN

Le groupe NOKIA qui a repris ASN dans ses actifs en 2015 n’a jamais caché son souhait de se séparer d’ASN. Une entreprise qui possède une usine de câble et des bateaux ne va pas avec le business program du groupe finlandais semble-t-il … Depuis, plusieurs évènements ont jalonné ce long chemin avec tout d’abord le renoncement à la mise en bourse d’ASN, puis le renoncement de la part d’un certain nombre d’acheteurs potentiels. Il nous parait utile de se pencher sur les raisons qui expliquent ces différents renoncements afin de comprendre comment on a pu arriver à la dernière négociation en cours à savoir avec une petite PME bretonne qui plus est, en déficit depuis des années.

 

Pourquoi ni NEXANS, ni THALES n’ont voulu d’ASN ?

Mettre la main sur le marché des câbles Telecom sous-marin d’ASN pouvait paraitre à première vue une bonne option stratégique pour NEXANS. Les deux sociétés avaient vécu une histoire commune, avaient des complémentarités technologiques (certes partielles) et présentait même une convergence géographique sur le site de Calais. Mais NEXANS ne couvre pas le marché des terminaux Telecom sous-marin et n’est pas présent dans le secteur de la R&D de cartes électroniques. Le fait que NOKIA veuille rester concurrent sur le marché des terminaux sous-marin a fait le reste et NEXANS a renoncé à reprendre cet ensemble complexe qu’est ASN. De même, si les métiers de THALES tournent autour de l’électronique pour le marché de la Défense, celui de fabricant / poseur de câble pour les applications Telecom est bien loin de leur métier actuel. Associer NEXANS et THALES n’a pas plus de sens car aucun des deux repreneurs n’aura un recouvrement technologique suffisamment important avec ASN. En plus chacun est censé être leader sur son marché, donc être actionnaire minoritaire ou à 50% d’ASN et ne posséder que la moitié du gâteau sans avoir la main sur les décisions stratégiques, n’est pas acceptable par eux. En conclusion, un repreneur industriel éligible doit recouper tous les métiers principaux d’ASN (Electronique, Software, Cable et pose de câble), autant dire que cela n’existe pas, tout du moins pas en France … et même aux USA, comme l’a montré la vente de TYCO.

 

L’illustration de la vente de TYCO

La vente de TYCO (maintenant appelé TE Subcom) par TE Connectivity a montré que le problème rencontré par NOKIA pour trouver un repreneur industriel existait aussi sur le sol américain. Les raisons qui expliquent cela sont les mêmes en France comme à l’étranger : ASN est un mix de plusieurs technologies non ingérables par un industriel quel qu’il soit à partir du moment où il n’est pas dans le même métier. C’est pour cela qu’au bout d’un long processus de recherche de repreneur sans succès, TYCO a finalement été racheté par un fond d’investissement américain (Cerberus Capital Mngt) et en plus pour un prix de 325 M$ mais avec la reprise d’une dette équivalente. En conclusion, il n’existe donc pas de solution de repreneur industriel crédible sur le sol européen, comme américain.

 

Pourquoi il sera difficile de mettre en bourse ASN ?

ASN c’est un peu le mariage de la carpe et du lapin liant les métiers de développement de cartes électroniques et celui de fabricant de câbles. Mais c’est ce qui fait sa force, car aucune société ne possède un spectre technologique aussi large. Mais la culture de management des entreprises cotées en bourse ne parle que de cœur de métier et de coloration technologique pouvant être clairement classifiée par les analystes boursiers. C’est pour cela qu’ALU a renoncé en 2015 à mettre ASN en bourse car notre entreprise n’est pas centrée sur une technologie donnée mais plusieurs et qui n’ont rien à voir entre elles, ce qui la rend illisible pour les analystes boursiers … Enfin les profits réalisés par ASN ne sont plus aussi attractifs que par le passé pour que les investisseurs souscrivent à une mise une mise en bourse.

 

Le gouvernement est convaincu qu’il faut qu’ASN reste français et voilà Ekinops qui apparait !

Dès le rachat d’ALU par NOKIA, le gouvernement a imposé certaines clauses qui n’ont pas été dévoilées mais dont on pense qu’elles interdisent à Nokia de démanteler ASN mais aussi de le céder à des intérêts étrangers. Si ASN est condamnée à rester Français, eh bien que l’état rachète ASN ! Car le chemin parcouru depuis 2015 montre qu’il n’existe pas de repreneur industriel français crédible. L’état quant à lui n’a que le fond géré par la BPI à nous proposer avec une participation très minoritaire lui servant à obtenir un strapontin dans le nouvel ensemble. L’état est alors mis en courant de la stratégie de la société mais sans pouvoir vraiment peser. De ce fait, à force de s’obstiner à vouloir à tous prix trouver un repreneur français, on est allé chercher cette petite PME qui n’est pas en bonne forme et a peu de moyens financiers. En plus, les synergies attendues sont très réduites hormis sur la partie terminaux mais il faut être très prudent. Ekinops est dans le rouge depuis plusieurs années (voir encadré) et risquait de ne pas s’en sortir sans cette opération, d’où une croissance externe menée par sa direction afin de brouiller les cartes. Alors qu’Ekinops a clamé aux analystes que le rachat de OneAccess allait leur assurer prospérité et un plus gros marché, on peut se demander pourquoi son management veut tout bouleverser avant même avoir récolté les fruits de la fusion. Une autre question concerne le niveau de participation qu’Ekinops peut arriver à prendre dans ASN et comment peut-il s’y prendre. Quand on y regarde de près, deux montages financiers principaux émergent pouvant mener à un rachat d’ASN.

 

EKINOPS : qui es-tu ?

Ekinops est une société qui n’est pas étrangère à ASN puisqu’elle fut fondée par d’anciens salariés en 2003 suite au dernier PSE ayant eu lieu chez ASN. Son marché était tout d’abord centré sur les transmissions 10 Gbit/s puis a su évoluer avec la technologie et propose maintenant du 100 GbE avec la plateforme Ekinops 360. Son marché est mondialement réparti, plutôt sur des liens sans-répéteur terrestre ou sous-marin. Cette société a 72% de son capital coté en bourse au SRD depuis 2013 tandis que le restant est détenu à parts égales avec 13.5 % chacun par la BPI (Caisse des dépôts) et Aleph Capital Partners (fond dirigé par un Français, basé à Londres).

Evolution du chiffre d'affaires (ME)                                                  Evolution du résultat net (kE)                  

https://www.abcbourse.com/graphes/histogramBar.aspx?d=2013_2014_2015_2016_2017&v=18293_12249_15155_18184_34291        https://www.abcbourse.com/graphes/histogramBar.aspx?d=2013_2014_2015_2016_2017&v=-1260_-3456_-3865_-2859_-6455      
Ekinops perd beaucoup d’argent et en a besoin pour payer ses factures. C’est pourquoi 2 augmentations de capital ont été faites en octobre 2016 et en Juillet 2017. Elles ont aussi permis le rachat de la société OneAccess (chiffre d’affaire de 16 ME) au 2 Octobre 2017 pour 58 ME afin d’adresser le marché des routeurs et des services Ethernet. Le nouvel ensemble compte 440 personnes (au lieu de 86 avant) pour 76 ME de chiffre d’affaire (graphe de droite). Ekinops a donc déjà racheté beaucoup plus gros que lui et n’a même pas attendu d’avoir digéré ce rachat pour être candidat sur ASN car le retour au positif n’est pas attendu avant 2020 … Dès les premières rumeurs de discussion avec Nokia, le cours de l’action s’est effondré de plus de 30% c’est dire la confiance qu’ont les analystes dans une telle opération !

 

1ere possibilité : Une troisième augmentation de capital pour Ekinops !

En ce cas, Ekinops met en vente à un prix attractif un certain nombre de nouvelles actions. Un cours de l’action de 3 euros donne une capitalisation boursière de 65 MEuros donc même en doublant le nombre d’actions, Ekinops n’arriverait qu’à lever 65 ME, soit même pas 10% de la valeur d’ASN. Cela ferait de lui un actionnaire dormant, ce qui est rassurant pour ASN, compte tenu de l’état de santé d’Ekinops … et garantirait un arrimage Français. Resterait à trouver d’autres investisseurs pour les 90% manquant … La BPI reste en général minoritaire et il n’y a pas d’autres fonds d’investissement important en France. Une solution serait d’ouvrir aussi le capital à des investisseurs étrangers tel qu’Aleph. Mais cela ne suffira pas pour atteindre 100% du capital. Au final, Nokia risque ne pas pouvoir se désengager totalement d’ASN à moins d’introduire une partie du capital d’ASN en bourse ce qui sera difficile.

  • La CFE-CGC estime que l’absence de repreneur industriel crédible, que nous regrettons, pourrait rendre acceptable ce type de montage composite. La CFE-CGC exigera des garanties sur l’indépendance et l’avenir d’ASN. Pour financer le développement d’ASN, un cap audacieux à franchir passe par une cotation en bourse. Cela permettra in-fine de lever des capitaux par augmentation de capital, sachant qu’il faudra renouveler au moins un bateau.

 

2eme possibilité : Le Leverage Buy-Out (LBO) : le montage financier le plus dangereux

Même si elle est moins probable, la seconde façon passe par de la dette via un LBO. Celui-ci se déroulerait en 3 étapes :

1ere étape : Ekinops trouve un fond disposé à lui prêter l’argent nécessaire pour le rachat d’ASN.

2eme étape : Ekinops rachète ASN via une holding de rachat, qui reprend cette dette et chapeaute les 2 sociétés, devenues 2 filiales.

3eme étape : Le holding rembourse le prêt contracté auprès du fond préteur en s’alimentant en cash dans la filiale cible.  

Ce processus fonctionne pour le préteur à condition que la société cible génère une confortable trésorerie et des profits conséquents. Dans le cas contraire, ASN/Ekinops devrait alors stopper tout investissement et vendre une partie de ces actifs afin de produire du cash et rembourser. Cela peut aller de la revente des bateaux et d’autres actifs, à une forte réduction de la R&D et des coupes dans le personnel, via de multiple PSE. A la fin du processus de remboursement de la dette, en général, la nouvelle société est moribonde et réduite à peu de choses comparées à ce qu’elle était au début du processus. Mais le fond préteur a fait un bon placement, et a été remboursé, c’était son unique but et NOKIA a tué un concurrent encombrant sur le marché des terminaux, tout en récupérant la mise.

 

La CFE-CGC est vigilante sur la stratégie menée et s’opposera à tout LBO. Nous demandons qu’ASN soit assuré d’avoir les moyens de financer ses nouveaux développements et investissements stratégiques. Enfin il est clair que nous veillerons à ce que les synergies avec Ekinops ne soient pas trouvées au détriment de la partie Terminaux d’ASN.

 

Pour préserver votre avenir chez ASN, rejoignez- la liste CFE-CGC aux élections pour être entendu !

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Un intéressement de perdu … et un avenir à assurer

13 Juillet 2018 , Rédigé par CFE CGC ASN Villarceaux

Impliquée dans de nombreuses négociations la CFE-CGC a décidé de communiquer par écrit afin d’aller au-delà des échanges verbaux que vous pouvez déjà avoir régulièrement avec vos élus. Nous faisons notre mea culpa de ne pas vous avoir beaucoup écrit mais le temps manque à vos élus qui doivent jongler entre les nombreuses négociations ou réunions avec la direction et leur métier. En bref avec votre aide même minime, nous pourrions en faire beaucoup plus !

                                                        

SITUATION ECONOMIQUE D’ASN : INFO du dernier CCE du 9 juillet

Le dernier CCE a porté sur la situation économique et financière d’ASN et il en ressort que si le rebond des offres des dernières années suite à la montée en puissance des OTT a permis à ASN de vivre correctement, des nuages se sont amoncelés depuis quelques temps sur son avenir. Ces OTT ont changé la donne du marché du sous-marin. Prévoyant de gros volumes, ils demandent aux fournisseurs d’adapter leurs produits pour les rendre moins chers et ainsi alléger la note. Le programme ROUTE 2018 a lancé plusieurs chantiers afin de réduire le coût du répéteur ou encore du câble ou bien pour améliorer les process afin d’être plus efficace et cela a déjà permis de remporter des contrats qu’on n’aurait pas gagner sans cela. En revanche sur le marché des terminaux, les choses sont plus compliquées. ASN a la chance de disposer d’un produit 1620SN renouvelé depuis la release R6.0 avec toutes les features qui en découlent (ROADM, flexloading, waveportal, fibre portal, compacité et conso électrique réduite) et cela a permis de prendre plusieurs gros contrats ces dernières années incluant une partie terminaux conséquente. Les salariés se sont battus par exemple pour arriver à passer les DR4 des nouveaux produits ou encore à augmenter les cadences de fabrication de câble ou tout simplement gratter des offres ou délivrer à temps sur le terrain. ASN leur doit ces bons résultats obtenus.

Cependant, le marché s’est durci avec d’une part une baisse de 20% du dollar (les contrats sont payés en dollar tandis qu’ASN a nombreux coûts en euros) tandis qu’une forte concurrence s’est installée sur le marché des up-grade visant à casser les prix afin de sortir certains fournisseurs en faisant tout pour les empêcher de prendre des offres. En plus de cela, Nokia brouille le message auprès de nos client en présentant son produit 1830PSS comme étant le remplaçant du 1620SN. Pour toutes ces raisons, les prix ont globalement baissé sur le marché du sous-marin et ASN a perdu 20 points de marge. En plus le 1620SN a des difficultés à répondre à des offres low-cost comme le marché des up-grade l’exige en ce moment. A l’avenir, ASN risquera de ne vendre ses terminaux que principalement dans des projets turn-key (câble + terminaux). Cependant ceux-ci ne représentent déjà même plus la moitié des contrats avec câble.

L’option retenue par ASN a été d’augmenter les volumes afin de réduire la part des coûts fixes comme par exemple sur le câble où ASN a pris de nombreux contrats. Mais du fait de la baisse des prix poussée par les OTT, il faut désormais produire 50% de câble en plus pour retrouver le même chiffre d’affaire qu’il y a 5 ans ! Et côté up-grade, de nouveaux chantiers vont être lancés afin de réduire les coûts de manière globale en incluant tout le service associé. En tout, ASN doit trouver 30 ME d’économie par an et cela ne se fera pas sans difficultés. Ajoutez à cela un contexte de vente où tout nouvel actionnaire pourrait prendre des décisions structurantes pour ASN et vous obtenez un cocktail assez anxiogène pour les salariés. Et une nouvelle fois, la CFE-CGC regrette que le road-show ait lieu pendant la période des congés d’été. Pour ceux qui pourront y assister, n’hésitez pas à y poser vos questions afin d’y voir plus clair.

- Dans le cas où ASN n’arriverait pas à revenir suffisamment sur le marché des up-grades, la CFE-CGC sera vigilante quant aux décisions qui seront prises concernant l’avenir des terminaux et des salariés concernés dont l’inquiétude est légitime.

 

INTERESSEMENT

Dans ce contexte où les salariés ont fait beaucoup d’efforts pour tenir les objectifs, ceux-ci n’ont pas admis qu’aucun intéressement ne leur ait été versé cette année. Un projet d’accord pour 2018 avait pourtant été trouvé l’an passé mais signé par la seule CFE-CGC. La raison : le % de la masse salariale était passé de 10% à 8%. Et les non-signataires nous expliquaient alors que l’accord qui serait trouvé en 2018 pour 2019 compenserait l’intéressement non perçu alors qu’en réalité le nouvel accord ne porte plus que sur 5% de la masse salariale ! Quelle belle avancée et quel gâchis ! La CFE-CGC est intervenue sur deux indicateurs précis de cet accord de 3 ans que vous avez tous reçu.

 

- D’une part, seuls les indicateurs sur le résultat net et sur les commandes étaient pris en compte au départ. La CFE-CGC a proposé qu’un 3eme indicateur soit utilisé afin de prendre en compte les réalisations des salariés sur l’année N et non seulement les commandes qui couvrent plus l’année N+1. De ce fait un 3eme indicateur a été introduit et il porte sur des indicateurs qualité de l’année N et le bien-faire réalisé par les salariés.

 

- D’autre part, la courbe de l’intéressement augmentait peu et ne s’accélérait qu’une fois passée la zone où ASN risquait de se trouver réellement. La CFE-CGC a proposé et obtenu de lisser cette courbe afin de la rendre plus équitable. Ces interventions de vos élus ont permis d’assurer un intéressement meilleur pour tous les salariés.

 

PARTICIPATION

Cette année, la direction a accepté de renégocier alors que ce n’était plus arrivé depuis des années. Il en ressort qu’un niveau de 2.5% des capitaux propres au lieu de 5% a été appliqué et donc cela devrait être suffisant pour déclencher un versement mais cela ne remboursera jamais l’intéressement non versé en 2017, qui était une bonne année pour ASN => Cette nouvelle règle nos parait plus juste pour les salariés

 

Si les avancées obtenues ont souvent été négociées en intersyndical, la CFE-CGC a fait de nombreuses propositions.

 

AUGMENTATIONS : Comme vous savez, Nokia n’a autorisé qu’une hausse de 0.85% de la masse salariale. ASN a obtenu que tous les salariés puissent bénéficier de cette augmentation ce qui n’est pas le cas chez Nokia. En outre, une prime de 2% de la masse salariale sera distribuée avec le salaire de juillet (environ 520 euros).

- La CFE-CGC regrette amèrement que notre actionnaire ne laisse pas ASN rétribuer ses salariés comme il voudrait. La prime qui sera versée est certes appréciable mais ne remplace pas une augmentation.

 

VOS ELUS CFE-CGC S’OCCUPENT AUSSI DE VOS CONDITIONS DE VIE AU TRAVAIL

Les bâtiments du site Nokia Paris Saclay (NPS) se sont dégradés depuis leur construction et ne sont pas entretenus correctement par le bailleur Nokia. Cela impacte les conditions de vie et de sécurité des salariés.

- La CFE-CGC a remonté à plusieurs reprises en DP et en CHSCT les problèmes de rongeurs et d’évacuation des eaux usées au bâtiment Bourseuil et sur le risque d’effondrement du faux-planché au bâtiment Shannon. Vos élus continuent à suivre de près ces dossiers, n’hésitez pas à les consulter pour plus d’information.

 

Face à la gestion immobilière au rabais du site NPS, la direction n’a pas d’autres solution que de commencer à migrer vers le site de Marcoussis. La CFE-CGC demande à voir les conditions proposées par DATA4, propriétaire du site d’arrivée afin d’évaluer si un déménagement serait profitable ou non aux salariés.  Ce qui est sûr, c’est que les problèmes subis à NPS seraient derrière nous avec une telle solution.

- La CFE-CGC a été la première organisation syndicale à alerter en DP sur l’impact du démontage du bâtiment Curie et sera vigilante quant aux conditions de transfert vers Marcoussis des équipes concernées (espaces proposés, navettes, accès au CIE et au restaurant d’entreprise, …)

 

Enfin, le CCE de Juillet a traité des problèmes rencontrés par META4 pour le versement de la paie de certains salariés.

- Sachez que vous pouvez obtenir une avance sur paie en attendant que le pb soit réglé le mois suivant.

 

LES ACCORDS NEGOCIES PAR LA CFE-CGC

Depuis l’arrivée d’une nouvelle direction il y a un peu plus de 2 ans, vos élus ont été très sollicités afin de négocier des accords (GEPP ou Egalité Pro) ou encore pour mettre à jour le règlement intérieur de chaque établissement. Cela a demandé beaucoup de temps à vos élus et clairement votre aide serait la bienvenue !

 

GEPP : Il nous a paru important de mettre en place une Gestion des Emplois et des Parcours Professionnels (GEPP) afin d’anticiper les changements de besoins en termes de métiers et de permettre aux salariés de tenter de s’adapter si besoin par des formations ou par des mobilités choisies plutôt que subie. Un accord a donc pu être trouvé bien que peu de moyens aient été proposés par la direction. La GEPP est à voir comme un outil à faire vivre et à améliorer.

- La CFE-CGC a permis entre autres de faire inscrire le principe du passage au coefficient 108 dans le mois qui suit l’obtention du diplôme pour ne pas passer sous le revenu minimum garanti (RAG). Les RH ont été contactés afin de faire respecter cette règle et la CFE-CGC sera vigilante à faire appliquer cet accord

- A noter que suite à une demande de la CFE-CGC cet accord prévoie un temps partiel choisi pour ceux qui souhaiteraient partir progressivement en retraite, c’est pourquoi nous avons signé cet accord

 

Egalité Professionnelle : Malgré plusieurs réunions de négociation, l’absence de réelle proposition financée de la part de la direction visant à rééquilibrer le traitement des carrières selon le sexe a conduit à une absence d’accord.

- La CFE-CGC avait pourtant proposé que lorsque des augmentations sont données l’année de la grossesse d’une salariée, celle-ci soit assurée d’une augmentation moyenne et ne soit pas sous-augmentée par son manager comme c’est hélas trop souvent le cas ce qui, in-fine, participe à la discrimination salariale.

 

L’APPLICATION DES ORDONNANCES DU PRESIDENT MACRON CHEZ ASN

Les derniers décrets refondent le code du travail et les instances vous représentant. En résumé, le CE, les DP et le CHSCT vont être remplacés par une seule instance qui est le CSE. Et presque rien n’est prévu pour son fonctionnement car tout doit se négocier, en central ainsi que par établissement. De ce fait vos élus ont été très occupés par ces négociations afin de tout redéfinir et arriver à un accord. Le but recherché est d’obtenir une juste représentation de l’ensemble des salariés, et un fonctionnement correct des instances lors de sa mise en place à l’issue des élections prévues pour janvier.

- La CFE-CGC a fait plusieurs propositions qui ont été retenues comme le fait que 10 élus titulaires et suppléants puissent assister au CSE-Central (qui remplacera le CCE) contre 8 titulaires initialement prévus. Cela permettra de mieux représenter chaque établissement dans la pluralité.

ORGANISATION DE LA CFE-CFC

Nous tenons à remercier Lionel Weens pour tout ce qu’il a apporté aux salariés d'ASN. Son départ a conduit à nommer pour Calais un nouveau délégué syndical (DS): Didier Druelle (également DS Central). Coté NPS, Sophie Etienne (élue CE) reste DS tandis que Dominique Bayart (élu DP et représentant syndical (RS) au CE devient RS au CCE. Enfin Cyril Brzozowski reste RS au CHSCT (où siège aussi Ghislaine Vareille). Mohammed Houssein est élu suppléant aux DP et CE.

- N’hésitez pas à les contacter si vous souhaitez plus d’information sur un point précis ou bien pour nous proposer votre aide si nécessaire pour assurer votre future représentation.

Contact: cfeasn@yahoo.fr

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Rencontre Syndicale avec Marc Rouanne le 9 fevrier 2016

24 Février 2016 , Rédigé par CFE CGC ASN Villarceaux

Compte rendu succinct de la réunion Intersyndicale du 9 Février

avec Mr Marc Rouanne et les organisations syndicales d’ASN .

Une demande avait été faite de fournir une liste de questions pour préparer cet entrevue.

Les Question des représentations syndicats sont reprises ci-après :

Ces questions sont liées à 2 interrogations majeures pour les salariés d’ASN :

Q : ASN est-il bien dans Nokia ?

- Oui, oui, bien qu’intégré tardivement, ASN est considéré comme un solide support du système économique de Nokia. Pour Nokia, sa forte activité actuelle ne fait que renforcer cette position.

- ASN est considéré comme une Activité particulière de Nokia qui sera gérée de façon autonome dans l’organisation Corporate de Nokia CIOO (pas rattaché à une Business Unit).

- il y aura bien sur des interactions avec Nokia sur les décisions des orientations stratégiques et des investissements ainsi qu’un suivi de reporting à Nokia lors de Business review avec la direction du CIOO.

- On garde le Nom d’ASN car bien perçu par les clients, à voir pour créer un lien avec Nokia, ‘’le retrait des marquages des navires n’est pas une priorité, l’argent peut été être dépensé plus utilement !’’

- ASN est conservé dans son intégralité (navires, sites, etc) : « il n’y a pas de plan de découpage »

Q : Qu’attend Nokia d’ ASN ?

- Qu’ASN continue de produire ses systèmes sous-marins performants et d’excellente qualité pour permettre d’apporter une rentabilité moyenne de 10 % (compte tenu des cycles)

- Priorité sera donnée à la montée en puissance de son activité et de sa diversification pour faire face aux cycles bas.

- Des actions seront à mener pour améliorer notre compétitivité industrielle, pas seulement des lignes mais de l’ensemble de notre fonctionnement.

Un objectif d’un gain de 1h /sem /employé fin 2016 est défini pour Nokia en chassant ce qui n’apporte pas de valeur ajoutée (excès de reporting, de ,réunions, de mails , etc.. )

  1. ) Future organisation d’ ASN au sein de Nokia :

Q : ?

  • ASN est une petite entité qui pour rester viable ne doit pas souffrir de lourdeur bureaucratique et des coûts associés au fonctionnement d’un grand groupe. Il n’y a pas de mise en place d’une grosse machine d’intégration.
  • Cela reste à définir mais ASN pourra bénéficier du support de Nokia pour les services ( RH , IS/IT , support site & logistique .. ) mais seulement si cela peut se faire sans impacter son fonctionnement, ‘’pas de raison d’appliquer les valeurs de Nokia si ce n’est pas utile !’’. C’est à ASN de définir de quoi il a besoin.

Q : marchés,d’ASN ?

  • Il y a des intérêts à ce qu’au niveau R&D il y ait des échanges et développements communs avec le Business group Optique terrestre de Nokia pour faire des choix communs dans les nouveaux composants et produits telecomtélécom.
  • ‘’Il pourra cependant y avoir des différences pour tenir compte de la demande de grande fiabilité des produit Sous-marins’’ !

Q : ? ?

  • Le choix du président est en cours et le profil recherché est bien industriel avec une forte implication pour la technologie et l’innovation.
  • il sera cependant difficile de trouver une personne qui puisse couvrir l’ensemble du domaine particulier de l’activité d’ASN, il devra utiliser les forces de l’équipe en place.
  • Au vu de la situation positive d’ASN et des organisations actuelles il n’y a pas d’urgence, il est important de se donner du temps (quelques semaines, voire 1 à 2 mois).
  • A ce jour il y a 6/8 candidats dont 1 femme et une majorité de Français.

2) Développement et pérennité des activités d’ASN :

Q : marché de télécom- sous-marin ?

  • Nokia supportera ASN dans ses actions de se mettre en ‘’position de challenger ‘’ face à ses concurrents afin de garder un esprit de compétition et d’innovation pour faire face aux évolutions futures. « ASN n’est plus leader, vous devez vous comporter comme des challengers » (Philippe Guillemot)

Q :compétences sous-marines d’ASN) ?

  • La décision de se développer dans l’O&G n’a pas répondu aux attentes suite à la baisse drastique du pétrole, cela fait partie des risques, cependant l’expérience et les relations acquises sont solides et pérennes. Cette activité sera maintenue au mieux pour couvrir une future demande bien utile à ASN lors des cycles bas. Il faudra regarder ou on en est en 2017.
  • Pour faire face aux cycles bas, des activités sous traitées par Nokia pourraient être réalisées par ASN en prévoyant des formations adéquates.
  • Q : Quel sera la politique d’investissement qui sera appliquée pour permettre le développement des outils de production et fournir des produits de qualité exemplaires à nos clients ?
  • Asn bénéficiera d’investissements de la part de Nokia, la base de ces investissements se fera sur un principe d’autofinancement (pluri annuels) avec des orientations de retour sur la productivité.
  • Pour les demandes d’investissements, celles-ci ne seront pas conditionnées a des budgets prédéfinis, elles devront être détaillées et argumentées avec l’objectif de démontrer ce qu’on pourra en faire et ce que cela apportera.
  • Cela déterminera la priorité des choix retenus.
  1. ) Mise en place des relation sociale dans ASN :

Q : .Comment Nokia (France /Europe) ?

  • Pour Nokia la discussion est importante comme les échanges avec les IRP d’ASN.
  • Avec les IRP, les accords passés peuvent être revus et améliorés (voir ex accord compétitivité de Calais sur flexibilité et temps de travail)
  • Q : Quelle sera la politique de motivation mise en place pour les employés d’ASN (GPEC , plan de carrière ,promotions mutation inter ASN & Nokia etc.) .
  • Quel sera la politique appliquée pour assurer le maintien et le transfert des compétences (formations , plan de recrutement pour dynamiser la pyramide des âges, durabilité des emplois proposés etc. ) ?
  • L’objectif pour l’emploi dans Nokia est de maintenir ‘’l’Employabilité’’ du personnel, c'est-à-dire de garantir l’emploi au sein de Nokia (pas toujours au même poste) au fil du temps en développant les possibilités d’évolution de carrière.
  • C’est le principe de l’apprentissage avec la possibilité d’occuper des postes différents pour y apporter son expérience extérieure et augmenter ses propres compétences.
  • 3 axes essentiels sont portés par Nokia au niveau du management des ressources humaines.
    • Le Job Rotation ou ASN pourra s’intégrer dans le plan Nokia
    • L’embauche des jeunes en favorisant l’apprentissage
    • Une planification des remplacements
  • C’est une forme de « Gestion Prévisionnelle de l’Emploi et des Compétences » dans sa définition d’un management des ressources humaines qui ne se confond pas avec un PSE.
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Elections du 14 Octobre 2015 à ASN Villarceaux

15 Octobre 2015 , Rédigé par CFE CGC ASN Villarceaux

Un Grand Merci pour votre mobilisation et votre confiance qui permettra de faire entendre une autre voix au sein d’ASN.

Vous avez élus vos représentants CFE-CGC au CE et DP. Ils vous informeront, représenteront et défendront lors :

  • des négociations sur la politique salariale

( Bonus, Primes, Stock-options, Level & Grade, … )

  • des litiges et des conflits
  • des commissions Emploi, Egalité professionnelle, Formation…
  • Des négociations et la mise en place d’une GPEC chez ASN
  • Des modifications des règles de gestion du CIE

N’hésitez pas à contacter vos élus CFE-CGC pour tout renseignement ou litige.

Vos élus CFE-CGC au CE

Manuel Vanneste (Titulaire)

Sophie Etienne (Suppléant)

Houssein Mohamed (Suppléant)

Vos élus CFE-CGC au DP

Sophie Etienne (Titulaire)

Dominique Bayart (Titulaire)

Manuel Vanneste (Suppléant)

Houssein Mohamed (Suppléant)

Inscrivez vous sur l’adresse mail: cfeasn@yahoo.fr pour recevoir la lettre CFE-CGC d’ASN

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Tract 6 Octobre 2015

15 Octobre 2015 , Rédigé par CFE CGC ASN Villarceaux

A l’aube des prochaines élections, faisons le point des préoccupations des salariés d’ASN.

Elles sont de plus en plus fortes dans le contexte actuel et légitimes car il y a vraiment de quoi être inquiet.

C’est le moment de faire passer le message à nos dirigeants sur trois thèmes majeurs :

-Le «bien être » au travail, les salaires et surtout l’avenir d’ASN.

1°) Bien être au travail

C’est le minimum pour que les salariés accomplissent leurs missions dans de bonnes conditions.

Qu’en est-il de la volonté de la direction suite à la journée dédiée à ce thème ?

Rien, un ballon lancé en l’air et pas de retombées malheureusement.

Les personnes travaillent toujours dans l’urgence, les responsabilités et rôles de chacun sont mal définis, l’organisation flottante entraine une lassitude pour ne pas dire un manque de motivation.

Il y a un réel manque de communication entre les services et aussi à l’intérieur même des services.

Il est important au sein d’une entreprise de faire évoluer son personnel, de répondre à son attente et de les motiver.

Après la journée Découverte des métiers, lançons la journée «j’ai échangé mon job ».

Que la GPEC ainsi que l’égalité pro permettent de répondre à l’aspiration des salariés, de voir leurs carrières évoluées, d’acquérir des nouvelles compétences. Il faut réellement et rapidement mettre en place la GPEC chez ASN afin de répondre aux aspirations.

Relançons cette campagne afin que l’ensemble du personnel se sente mieux, adhère aux projets de la direction et surtout soit fier de travailler pour ASN.

2°) Salaires

Le salaire est la reconnaissance des gens. Aujourd’hui avec la politique salariale individualisme imposée par la Direction, ce n’est plus le cas. Les règles d’attribution du calcul des bonus ne sont plus respectées.

Cela a entrainé des effets désastreux: Manque de reconnaissance et de motivation, casser la solidarité des équipes.

Ce n’est pas faute d’avoir alerté nos dirigeants maintes fois lors des dernières réunions NAO mais nos remarques n’ont pas été prises en compte.

Aujourd’hui, il suffit de passer dans les différents services pour voir la démotivation. Les gens se sentent non compris. Il est encore temps de redresser la barre, de remotiver les équipes. Pour cela il faut que la Direction ouvre les yeux, écoute les syndicats qui remontent le mécontentement des gens et applique une politique salariale ambitieuse qui soit à l’attente des espérances du personnel récompensant son implication. La reconnaissance du personnel passe par une politique salariale digne de son nom : juste et correcte, sans cette discrimination par l’individualisme.

C’est ensemble que nous sommes plus forts et non en montant les gens les uns contre les autres.

3°) L’avenir chez ASN

Nous avons changé maintes fois d’orientations aussi aujourd’hui nous ne savons plus ou nous en sommes.

  1. IPO : introduction en bourse avec augmentation du capital.

Ceci devait nous permettre de développer nos compétences grâce à l’apport de financement pour la R&D.

  1. Dual track: IPO et LBO en parallèle.

La Direction nous a vendu la LBO comme étant la panacée, la meilleure solution pour l’avenir d’ASN

Aujourd’hui le montage LBO devient la priorité 1 du top management qui en oublie les conditions du marché.

Le montage LBO nous coûte très cher en termes de temps (implication du board), financier (embauche de prestataires) et en part de marché (absence de nos dirigeants auprès de nos clients)

Le carnet de commande s’en ressent et les résultats de nos concurrents nous montrent bien que nos Clients s’inquiètent sur notre avenir et n’investissent pas dans ASN. Nous perdons des projets majeurs.

Au niveau des upgrades, ce n’est pas mieux. Nous sommes en quatrième position malgré les groupes de travail dédiés pour réduire les délais d’installation. Nous ne sommes plus leader du sous-marin, c’est malheureusement la réalité.

Il y a une sérieuse crise de confiance et il est temps que la Direction se ressaisisse.

Qu’en est-il de ces fameux fonds d’investissement financier et non industriel

  • PAI Partners : A quelle sauce nous allons être mangé ? Ancien investisseur de Panzani, Lustucru, Yoplait, Willian Saurin…
  • Towerbrook Capital Patners : Investisseur de Kaporal…

Plus que jamais les salariés d’ASN doivent rester vigilants pour leur avenir.

La CFE-CGC a besoin de vos votes le 14 Octobre pour avoir une légitimité afin de vous représenter et de défendre vos intérêts et acquis. Regardons les choses bien en face, notre Avenir ne sera pas dans un univers Bisounours tel que promis par la Direction avec ces fonds d’investissement. C’est grâce à votre support que nous pourrons peser auprès de la Direction pour qu’elle vous écoute. C’est ensemble que nous construirons l’ASN de demain mais pour cela nous avons besoin de vous.

Votez CFE-CGC, c’est vous donner les moyens de participer, de sauver votre emploi, de faire contre pouvoir, de garder les « pieds sur terre ».

Votez CFE-CGC, c’est pouvoir faire remonter à la Direction vos problèmes, vos inquiétudes et vos interrogations sur l’avenir.

Votez CFE-CGE, c’est aider à la mise en place des « grands chantiers « tels que la GPEC, l’Egalité Pro.

Votez CFE-CGE, c’est maintenir le pouvoir d’achat de tous les employés tout en respectant les évolutions professionnelles et salariales de chacun.

Le 14 Octobre, ne laissez pas passer cette chance, travaillons tous ensemble pour redevenir le leader du sous-marin et être fier de travailler pour ASN.

Si vous souhaitez recevoir la Lettre de la CFE-CGC, contactez vos représentants syndicaux:

Sophie ETIENNE, Dominique BAYART, Houssein MOHAMMED- AHMED, Manuel VANNESTE

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Des NAO qui s’annoncent mal … et une IPO qui se confirme

17 Avril 2015 , Rédigé par CFE CGC ASN Villarceaux

La direction d’ASN a reçu mardi 14 avril les organisations syndicales pour la première réunion des NAO (Négociations Annuelles Obligatoires). Les 2 prochaines réunions auront lieu le mois prochain.

Les demandes de la CFE-CGC

Compte-tenu de la politique salariale de ces 5 dernières années qui n’a pas permis de compenser l’augmentation du coût de la vie estimé à plus de 5 % ,

Compte-tenu que malgré les bons résultats obtenus, le personnel d’ASN n’en a pas eu le juste retour ces dernières années du fait de son intégration dans les règles salariales d’ALF, et sachant que des perspectives d’un cycle haut d’activité sont attendues chez ASN,

Compte-tenu d’une reprise d’une politique salariale d’augmentation des salaires chez ALUI lié à la compensation partielle de la spoliation de presque la moitié du bonus à verser en avril

Afin de récompenser les efforts continus de ces dernières années et l’adaptabilité dont a fait preuve le personnel suite aux multiples réorganisations, la CFE-CGC a demandé pour tout le personnel ASN :

  • Au niveau des salaires une augmentation de la masse salariale de 6% qui peut se décomposer de la manière suivante :
    • 5% en augmentation générale
    • 1% en promotionnelles et individuelles
  • Une prime d’encouragement associée à la réussite de l’IPO avec une possibilité pour le personnel d’ASN d’acquérir des actions à prix réduit (type FCP).
  • De remettre a 10% le niveau du Bonus des Catégories 2 et 3A pour 2015 (versé 2016 )
  • De régulariser les médailles de travail pour le restant du personnel ayant intégré ASN.
  • De faire preuve d’équité à l’égard de l’âge ou du genre lors de l’attribution des hausses promotionnelles et individuelles.
  • D’instaurer une vraie politique de GPEC (à relancer …) incluant bien en amont l’aspect prévisionnel des départs, des mutations, des créations de nouvelles entités et des changements d’organisation à répétition, une vraie GPEC qui permettrait :
    • d’avoir la possibilité d’adapter ses compétences vers de nouveaux métiers et donc de favoriser les promotions, les aspirations des employés, les formations et aussi les embauches face à une pyramide des âges vieillissante,
    • d’intégrer ses conséquences dans le cadre de la politique du bien-être au travail.

Face à nos propositions, les réponses de la Direction ont été les suivantes :

- Compte tenu de la structure industrielle d’ASN il est difficile d’appliquer la règle actuellement discuté pour ALU-I qui se situe autour de 3% de la masse salariale (ni un talon).

- le fait d’intégrer le chgt du bonus des 2 / 3A de 5 à 10 % représenterait un rajout de 1,5 Meuros

>> Première proposition de la direction : une augmentation de 2,5 % de la masse salariale repartie comme suit :

- 0,5 % pour le rattrapage (soit 5% en moyenne pour 10 % de la population)

- 2 % en privilégiant l’augmentation individuelle au dépend de la générale

Clairement, la direction n’a pas pris la mesure de l’impact dans les équipes de la mise à l’écart d’une majorité de salariés des augmentations l’an passé. Ce n’est pas en faisant à nouveau du saupoudrage sur certains salariés qu’elle va souder les équipes. Et que dire de notre bonus qui a en parti disparu !

Nous ne comprenons pas qu’alors que la politique salariale d’Alcatel devient favorable aux employés, ASN ne puisse en profiter !!

Et pendant ce temps, la direction du groupe Alcatel-Lucent préparait depuis longtemps sa mise en vente (avec le plan shift) et notre direction l’IPO, les deux ne semblant pas incompatibles.

D’une part parce que la fusion entre ALU et Nokia n’interviendra pas avant l’an prochain (2016) et que d’autre part l’IPO était planifiée sur 2015. S’il se confirme qu’ASN ne fait pas parti du rachat d’ALU par Nokia, cela aidera à ce que les deux opérations financières à mener restent indépendantes.

D’autant plus qu’annoncé par la direction comme étant indispensable à son développement dans le domaine Oil&Gas afin de financer le business lui-même, l’IPO ne pourra pas être repoussé aux calendes grecques et devrait donc être mené cette année et par ALU seul.

L’incertitude qui pèse sur ASN, et sur l’avenir de ses salariés, réside donc sur le montant du capital mis en bourse et sur l’identité des futurs actionnaires majoritaires chargés d’assurer la stabilité capitalistique de la société et sa stratégie.

Quoiqu’il arrive, La CFE-CGC sera vigilante à ce que la pérennité d’ASN et de ses salariés soit assurée, salariés qui ont droit à leur part des bénéfices de la mise en bourse d’ASN.

Pour ce qui est de nos collègues d’ALUI, la CFE-CGC reste très prudente et leur souhaite bonne chance car si Nokia semble avoir donné quelques gages au gouvernement français, l’histoire montre que toute fusion s’est malheureusement soldée par des suppressions d’emploi à moyen terme, la dernière en date avec Lucent n’ayant pas échappé à la règle.

PS : La CFE-CGC regrette que l’organisation syndicale majoritaire ait choisi de la jouer solo en matière d’AG, l’union de tous les salariés et la diversité ayant pourtant toujours fait leur force.

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